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LE BLOG TOTEMS DE CHRISTIAN VANCAU


 


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Site traduit en Allemand :

http://fp.reverso.net/christianvancautotems/3733/de/index.html

 

Site traduit en Anglais :

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Sur cette photo, Christian Vancau dans son jardin avec quelques uns de ses totems et sa guitare à la main


Présentation

  • : le blog totems par : Christian VANCAU
  • : Il s'agit de la réflexion d'un peintre de 78 ans, au départ d'un territoire peint et sculpté par lui, au coeur de l'Ardenne et dans lequel il vit en solitaire, tout en y accueillant de nombreux visiteurs!
  • Contact

Profil

  • Christian VANCAU
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.
  • Journal quotidien d'un peintre de 81 ans qui a créé un territoire naturel et artistique au centre le forêt ardennaise belge. Aussi écrivain, musicien et photographe, sans compter le jardinage 6 mois par an. Et voyageur... et adorant les animaux.

Carte mondiale des Blogueurs

J'habite dans le Sud de la Belgique, à 10 Kms au Nord de Libramont, 50 Kms au Nord  de Sedan et 75 Kms au Nord de Longwy. Sur cette carte, la Belgique au Nord de la France et au Sud, une flèche noire indiquant mon village, situé au Nord de LibramontUne autre perspective. Moircy encadré, Bastogne 30 Kms Nord-Est, Luxembourg- ville au Sud-Est, Carte-Prov.Lux2-jpgSedan et Carte-Prov.Lux-jpgCharleville au Sud-Ouest

Recherche

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Mon adresse-mail est la suivante:  christian.vancau@base.be


" C'est d'abord un combat contre les parents et ensuite un combat contre les maîtres qu'il faut mener et gagner, et mener et gagner avec la brutalité la plus impitoyable, si le jeune être humain ne veut pas être contraint à l'abandon par les parents et par les maîtres, et par là, être détruit et anéanti "
( Thomas Bernhard, écrivain autrichien décédé en 1989 )

Ma biographie c'est ce combat et rien d'autre




Je suis un homme de 74 ans retiré dans un tout petit village des ardennes belges,  un endroit magnifique au bord de la forêt. J'y vis seul . J'ai une fille de 46 ans et deux petit-fils de 21 et 6 ans, qui vivent tous les trois à 10 Kms de chez moi.. Je suis donc un homme d'avant-guerre (1937), né à Gand en Flandre, de père gantois et de mère liégeoise (Gand et Liège sont les deux villes rebelles de Belgique ). Je suis arrivé à Liège en 1940 avec ma mère et ma soeur, alors que mon père s'était embarqué pour l'Angleterre, dans l'armée belge et y exerçait son métier de chirurgien orthopédiste. Je n'ai donc réellement rencontré mon père qu'à l'âge de 8 ans, après la guerre, en 1945. Mis à part 2 années à Bruxelles et une année en Suisse à Saint-Moritz, j'ai vécu à Liège et y ai fait toutes mes études, humanités gréco-latines chez les Jésuites et Droit à l'Université de Liège. Je me suis marié en 1962, ai eu une petite fille Valérie et ai cherché une situation, muni de mon diplôme de Docteur en Droit. J'ai trouvé un emploi dans la banque. Je n'aimais ni le Droit ni la banque, je ne me savais pas encore artiste, je voulais être journaliste. Ma famille bourgeoise m'avait dit "Fais d'abord ton droit" !  En 1966, j'ai commencé une psychanalyse qui a duré 5 anset demi. En 1967, j'ai commencé à peindre. En 1971, ma Banque m'a envoyé créer un réseau d'agences dans le Sud de la Belgique, ce que j'avais déjà fait dans la province de Liège. Je me suis donc retrouvé en permanence sur les routes explorant village après village, formant les agents recrutés et les faisant "produire". Il ne m'aurait jamais été possible d'être un banquier enfermé. Je ne tiens pas en place. Pendant 8 ans j'ai vécu au-dessus de ma banque à Libramont, créant mon réseau. En 1975, j'ai été nommé Directeur et Fondé de Pouvoirs. En 1978 j'ai acheté une maison en ruines à Moircy, mon territoire actuel. Je l'ai restaurée et y suis entré en 1979. En 1980, ma banque a été absorbée par une banque plus puissante et l'enfer a commencé. En 1983, mon bureau a été fermé. Je suis devenu Inspecteur, puis Audit en 1985 avec un réseau de 140 agences couvrant tout le Sud et l'Est de la Belgique. Dans le même temps je transformais mon territoire, creusais des étangs, installais plantations et totems et peignais abondamment. En 1989, j'étais "liquidé" par ma Banque avec beaucoup d'autres, pour des raisons économiques. Ma femme est partie.Je me suis retrouvé libre avec 28 mois de préavis et puis ensuite chômeur. Mais j'ai  intenté un procés à ma Banque. Ca a duré 4 ans et j'ai gagné. Quelle jouissance de pouvoir écraser une banque (à suivre)
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Archives

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J'ai commençé à exposer en 1976 et celà a duré jusqu'en 1995, le temps de réaliser que le monde de l'Art  n'était pas plus reluisant que celui de la Banque. Je n'avais en outre, nul besoin de vendre et encore moins d'être célèbre. A chercher l'argent et la gloire, on est sûrs de perdre son âme, tôt ou tard (et de toutes façons, la réputation monte quand le cercueil descend ). J'ai donc quitté les mileux de l'art. J'ai encore peint jusqu'en 2002. Celà aura tout de même fait 35 ans. Je n'ai plus besoin de la peinture. Elle m'a permis de survivre psychologiquement et de me chercher. Pour moi l'Art est ce qui doit rendre la Vie plus belle que l'Art
Je suis un HOMME LIBRE, un sauvage, proche de la nature et des animaux, misanthrope, profondément rebelle, tout d'une pièce, physique, violent contrôlé à savoir positif dans ma violence, agnostique. Je ne crois absolument pas à l'avenir de l'Humanité. L'Homme est indécrottable. Il est UN LOUP pour l'Homme. Aucune leçon de l'Histoire ne lui a servi
Je ne crois pas à la politique. J'ai le coeur à gauche, instinctivement du côté des défavorisés, contre toute exploitation et abus de pouvoir, contre tout racisme, mais je ne suis pas de gauche, ça ne veut plus rien dire ! Et encore moins de droite, celà va de soi !
Je pense que si l'homme n'arrive pas à créer le bonheur dans sa vie personnelle intérieure, il est incapable de le créer pour les autres. La meilleure chose que l'on puisse faire pour les autres est d'être heureux soi-même !
Je préfère nettement les femmes aux hommes. Je me sens de leur sensibilité, je m'efforce de faire fleurir les mêmes valeurs qu'elles
Je pense que réussir sa vie, c'est réussir l'amour. Toutes les autres formes de "réussite", sont des ersatz qui ne "comblent "pas
Je suis né un 1er Novembre, suis donc Scorpion, Ascendant Gemeaux, Milieu du Ciel en Verseau, Mercure en Scorpion comme le Soleil, Mars et Jupiter en Capricorne, Saturne en Poissons, Uranus en Taureau, Neptune en Vierge, Pluton en Lion, Vénus en Balance, ainsi que la Lune, j'ai mes Noeuds lunaires ( sens de ma vie, mon destin ici bas ) et Lilith (la lune noire) en Sagittaire. Du Scorpion, j'ai l'agressivité, le côté piquant, le côté rebelle. Du Gemeaux, j'ai le goût des langues , de l'écriture, des voyages, et l'incapacité à rentrer dans des hiérarchies ou dans des groupes,
quels qu'ils soient, et à me soumettre à une autorité
Dans mes jeunes années j'ai pratiqué beaucoup de sports: tennis, natation, cyclisme, ping-pong, ski, boxe et karaté. Aujourd'hui toute mon activité physique est concentrée sur les travaux d'entretien de mon territoire. Je suis jardinier 6 mois par an.
En dehors de la peinture, je pratique d'autres activités: 1) Lecture (romans, polars compris, poésie, théâtre, ouvrages de philosophie et de psychologie, mythologies etc..) 2) Ecriture (Un journal quotidien depuis 1980, comptant à ce jour 45.000 pages ), 3) Musique (Guitare et piano). Toutes les musiques m'intéressent, blues, jazz, rock, chanson française, musique classique et contemporaine. 4) Photo et Video. 5)Jardinage et rapport constant avec le monde animal. 6)Et enfin l'informatique, activité nouvelle que je pratique depuis3 ans et qui a abouti à la création de ce blog

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Jetez un oeil dans mes LIENS sur Richard OLIVIER, BIG MEMORY, mon ami Richard, Cinéaste belge, étant sur un gigantesque projet: Filmer tous les CINEASTES BELGES, morts ou vifs. Enfin, un artiste qui s'intéresse à ses pairs !http://www.bigmemory.be

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Christian VANCAU

23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:23

Jean-Jacques Pauvert, né Jean-Albert Pauvert à Paris le 8 avril 1926 et mort le 27 septembre 2014 à Toulon1, est un éditeur et écrivain français, fondateur des éditions Pauvert.

 

Jean-Jacques Pauvert s'est fait connaître surtout par la réédition d'œuvres oubliées, proscrites ou considérées comme marginales. À près de vingt ans, il est le premier à publier Sade sous son nom d'éditeur2. Jusqu'alors, cette œuvre était diffusée sous le manteau.

 

Par ailleurs, il a fait appel à des maquettistes de talent, comme Jacques Darche ou Pierre Faucheux, lequel, dans les années 1960, a conçu pour les Éditions Jean-Jacques Pauvert l'identité graphique de la collection « Libertés » (format poche : 9 cm x 18 cm, couverture en papier kraft, gros caractères d'affiche noirs pour le titre, tranche noire)3, offrant ainsi une présentation originale tout en réduisant les coûts de fabrication.

Il a révélé des auteurs qui ont connu de grands succès de librairie, tels : Albertine Sarrazin, Michel Bernard, Jean Carrière, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Brigitte Lozerec'h, Mario Mercier, etc.

ll a publié, de Françoise LEFEVRE

  • La Première Habitude, éd. Pauvert, 1974, rééditions J'ai Lu — Grand prix des lectrices de Elle, 1975
  • L'Or des chambres, J.-J. Pauvert, 1976, rééditions J'ai Lu
  • Le Bout du compte, J.-J. Pauvert, 1977, réédition J'ai Lu et d'autres (voir ci-dessous)
  • C'est lui qui a encouragé Françoise Lefèvre à écrire "La Première Habitude" et ce fut un succès immédiat

Biographie

Fils de Marcel Pauvert, journaliste, petit-neveu d'André Salmon par la branche maternelle, Jean-Jacques Pauvert passe son enfance à Sceaux et fait ses études primaires au lycée Lakanal, où il a pour professeur de français José Lupin, avant de passer brièvement par l'École alsacienne, où son grand-père paternel avait été professeur. Cancre incurable et chaque fois renvoyé de ses établissements scolaires, il se retrouve en 1942 vendeur à la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris.

 

En 1945, sous le nom Éditions du Palimugre, il publie de courts textes de Sartre, Montherlant, Léautaud, Flaubert, puis, en 1947, une édition intégrale de l'Histoire de Juliette du marquis de Sade. Pour la première fois, Sade est officiellement publié sous une jaquette d'éditeur, Jean-Jacques Pauvert, ce qui lui vaudra plus de dix ans de poursuites judiciaires. Le dernier des dix volumes sortira en juillet 1949, avec une couverture en carton dont la maquette est signée Mario Prassinos.

 

En 1949, il fonde la première Librairie du Palimugre, rue de Vaugirard. En 1953-1954, Jean Paulhan (qui en rédige la préface) lui confie le manuscrit d'Histoire d'O d'une certaine Pauline Réage (on apprendra trente ans plus tard qu'il s'agissait de Dominique Aury). Pauvert le publie en 1954. En 1955, il reprend la revue Bizarre, créée par Éric Losfeld. En 1956, il est surveillé par la police. Un procès lui est intenté du 15 décembre au 12 mars 1958 par le Ministère public concernant la publication de certaines œuvres de Sade. Défendu par Maître Maurice Garçon, Pauvert gagne le procès.

 

Parmi les auteurs qu'il édite ou réédite figurent Georges Darien, Georges Bataille, Gilbert Lely, André Breton, Erckmann-Chatrian, Pierre Klossowski, Raymond Roussel, Charles Cros, Lewis Caroll, Albertine Sarrazin, la comtesse de Ségur, Oscar Panizza, Fulcanelli, Eugène Canseliet, Dalí, C. R. Maturin ou encore René de Solier. Mentionnons encore une édition des œuvres complètes de Victor Hugo en quatre volumes, ainsi que l’Histoire de l'art d'Élie Faure.

 

En 1967, il publie une biographie, rédigée par Jean Nohain, du "Pétomane" Joseph Pujol, artiste phénomène qui donnait des spectacles de pets fort prisés au début du siècle. Il fonde plusieurs collections, dont la « Bibliothèque internationale d'érotologie ». Il édite le Sexe de la femme du Docteur Gérard Zwang.

En 1968, il publie pour la première fois en français La désobéissance civile de Henri David Thoreau, paru aux États-Unis en 1849 et qui a inspiré Gandhi dans son action non-violente.

 

En 1972, l'un de ses auteurs, Jean Carrière, obtient le prix Goncourt pour son roman L'Épervier de Maheux. Il découvre Françoise Lefèvre, qu'il révèle en 1974 au public par son roman La Première habitude (Grand prix des lectrices de Elle 1975). En 1976, il publie les Mémoires d'un fasciste de Lucien Rebatet4.

 

Commence le temps où il mène de front son métier d'éditeur et celui d'auteur, car il a entamé l'immense travail de mise en perspective depuis les premiers signes de l'écriture jusqu'à nos jours d'une Anthologie historique des lectures érotiques, dont il fait précéder chaque extrait d'un texte de présentation historique. La publication des cinq volumes sera échelonnée de 1979 à 2001. Entre le pénultième et le dernier volume, il rédige la biographie du Marquis de Sade en trois volumes.

 

En 1982, il révèle Brigitte Lozerec'h en publiant son premier roman L'Intérimaire, en coédition avec Julliard. Ce livre connaît un immense succès et est traduit en plusieurs langues. En fin d'année, il entame une riche collaboration avec Annie Le Brun en publiant son mémorable essai sur la fascination pour le roman noir : Les châteaux de la subversion puis, plus tard, sous sa marque "Pauvert", une introduction d'Annie Le Brun aux œuvres complètes de Sade : Soudain un bloc d'abîme, Sade.

 

De 1981 à 1983, il publie deux romans de Françoise Sagan : Un orage immobile en coédition avec les Éditions Julliard, puis La femme fardée en coédition avec Ramsay. Ce dernier demeure le plus fourni, le plus épais de toute l’œuvre de Sagan avec ses 500 pages.

 

En 1991, Il dirige la réédition des œuvres de Guy Debord aux éditions Gallimard.

Il est le père de quatre enfants, dont Camille Deforges, fille de Régine Deforges, qu'il a reconnue quand elle a eu quarante ans.

Il a épousé Brigitte Lozerec'h le 25 avril 2014 à la mairie du Rayol-Canadel-sur-Mer, comme l'a révélé le quotidien Var-Matin du 26 avril 2014.

Œuvres

  • Anthologie historique des lectures érotiques, 5 volumes aux éditions Stock. Tome 5: De l'infini au zéro, 1985-2000, publié en 2001
  • Sade vivant, 3 volumes, éd. Robert Laffont, 1986-1990. Prix des Deux Magots, réédition, éd. Tripode, Octobre 2013
  • Nouveaux (et moins nouveaux) visages de la censure, suivi de l'Affaire Sade, éd. Les Belles Lettres, 1994
  • L'Amour à la française, ou l'Exception étrange, éd. du Rocher, 1997
  • Apollinaire et Monaco, éd. du Rocher, 1999
  • La Littérature érotique, éd. Flammarion/Dominos, 2000
  • La Traversée du livre, Tome 1, éd. Viviane Hamy, 2004
  • Métamorphose du sentiment érotique, éd. Jean-Claude Lattès, 2011
  • Mes lectures amoureuses, éd. La Musardine, 2011
  • Sade vivant réédition en un seul volume (1200 p.), éd. Tripode, 2013
Correspondance
  • Guy Debord, Correspondance, volume 7, Fayard, 2008.
    Les lettres de Guy Debord à Jean-Jacques Pauvert sont regroupées dans ce volume.

Références

  1. Alain Beuve-Méry, « Jean-Jacques Pauvert, éditeur légendaire et atypique, est mort » [archive], sur Le Monde,‎ 27 septembre 2014 (consulté le 28 septembre 2014)
  2. Signalons que les Éditions du Scorpion éditèrent Sade sous leur nom et de façon non clandestine en 1946.
  3. Jean-Jacques Pauvert, La Traversée du livre, Mémoires, Paris, Viviane Hamy, 2004, p. 390-392.
  4. Jacques Chardonne, Paul Morand, Lucien Rebatet, le retour des pestiférés [archive], Jérôme Dupuis, lexpress.fr, 15 février 2013
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
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JEAN-JACQUES PAUVERT [1926-2014] 
Ma vie en texte
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
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Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur

L’éditeur Jean-Jacques Pauvert est mort samedi à l’âge de 88 ans. Il fut le premier, en 1947, à oser publier intégralement Sade, mettant à l’époque son nom et son adresse sur les couvertures des livres. Il avait tout juste 21 ans, et débutait une carrière qui sera tumultueuse. Pauvert publiera aussi le roman érotique «Histoire d’O».

Le Tripode, la maison d’édition de «Sade vivant» de Pauvert, réédité l’an dernier, rend hommage ce dimanche à ce «grand éditeur». «Se moquant de la censure et des manuels de savoir-vivre, il a révolutionné le monde de l’édition par la force de ses choix, sa fidélité aux textes qu’il aimait et la beauté graphique de ses livres», écrit Le Tripode, qui  publie dans son communiqué un texte de Jean-Jacques Pauvert datant de 1947.

«A 20 ans, Jean-Jacques Pauvert écrivait un bref manifeste sur ce qu’il voulait vivre. Il y ajouta quelques mois après des commentaires ironiques sur la naïveté de la jeunesse et publia le tout sous forme de plaquette. Nous reproduisons l’essentiel de ces deux textes ci-dessous, en témoignant qu’il y aura été fidèle jusqu’au bout.»

«Ouvrir un lieu d’asile aux esprits singuliers»

Voilà ce qui s’est passé. On s’était battu pour la liberté d’expression, et puis quand on l’a eue, on n’en a pas profité. Ce n’est pas grave. C’est un oubli. Certains prétendaient qu’on avait seulement oublié de penser. C’est impossible. Des tonnes d’imprimés inondent chaque mois, chaque semaine, le monde des lettres. S’il n’y avait pas un gramme de pensée là-dedans, ça se saurait. Ce n’est pas le cas. Ces gens-là sont plein d’intelligence. Ils en débordent. Le monde des lettres étouffe sous l’intelligence. Il est aux mains des professeurs. L’époque est venue où, loin de contredire la sottise, il s’agit de contredire l’intelligence. C’est Jean Cocteau qui le dit. Et c’est exact. Les professeurs ont beaucoup d’idées. Mais la littérature se fait avec des mots. C’est pourquoi, malgré les apparences, il est si rarement question de littérature, maintenant, dans le monde des lettres françaises. Il y a là une lacune. Si je dis qu’il y a une lacune, évidemment je pense que nous allons la combler. Et réparer l’oubli dont je parlais. Car on s’occupe mal de l’art quand on n’a pas l’esprit libre.

Ne croyez pas que la liberté d’esprit suppose l’indifférence. Nous avons des convictions. Une en tout cas. Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire d’être «engagé» pour s’occuper d’art. Entendons-nous bien. Nous ne voulons pas dire que l’artiste ne doit pas être engagé. Nous disons que son engagement nous est bien égal et qu’il n’entrera pas en ligne de compte quand nous jugerons l’œuvre. Bien sûr, la politique est importante. Mais nous nous occupons d’art. Ça n’a aucun rapport, évidemment.

(...)

Nous n’avons pas envie de nous engager. Nous n’avons pas l’esprit de sacrifice. Nous n’avons pas le sentiment du devoir. Nous n’avons pas le respect des cadavres. Nous voulons vivre. Est-ce si difficile ? Le monde sera bientôt aux mains des polices secrètes et des directeurs de conscience. Tout sera engagé. Tout servira. Mais nous ? Nous ne voulons servir à rien. Nous ne voulons pas que l’on nous utilise. Une pluie de cendres enfouit lentement la terre sous l’ennui et la contrainte. Les hommes, un à un, rejoignent leur affectation dans les troupeaux .Nous, nous sommes les innocents du village. Nous jouons avec les filles, le soleil ou la littérature. Avec notre vie aussi, à l’occasion. Nous en ferons n’importe quoi plutôt que de la porter aux grandes machines à tout utiliser. Il est dangereux d’enlever leur part de soleil aux innocents.

Vous avez cru que les hommes n’étaient plus bons qu’à choisir leur côté de la barricade et encore. Vous avez cru que tout était en place et qu’on pouvait commencer. Cherchez bien. Ne sentez-vous pas qu’il y a encore des êtres dont le bonheur n’est pas dans la servitude. Pour qui la poésie n’est pas encore une arme. Pour qui le merveilleux n’a pas quitté la terre. Les jours de notre vie, nous les sentons qui passent. Heure par heure. Pour toujours. Les jours de notre vie ne vous serviront pas. Avez-vous cru vraiment que tout était réglé ? Avez-vous cru vraiment pouvoir compte sur tout ?

Cette vie menacée, cette vie sans issue, nous sommes encore quelques-uns à en sentir le prix. La vie est trop précieuse pour être utilisée.

Je m’excuse. Je m’égarais. Mais il n’est jamais inutile de dire ce qu’on pense. Et ne croyez pas, à ce sujet, que je vienne de définir la tendance d’une équipe J’ai choqué profondément plusieurs de mes camarades. Ils vous le diront quelques pages plus loin. Si j’ai une conviction, ce n’est pas pour l’imposer. À l’heure où les deux camps battent le rassemblement derrière leurs murailles, j’ai voulu accueillir les esprits déserteurs. J’ai voulu accueillir les esprits libérés. Existe-t-il encore des journaux sans consignes ? Peut-on trouver encore des artistes sans haine, ou sans soumission ? Des créateurs solitaires, des poètes sans parti ? Il fallait bien leur donner refuge quelque part.

Ouvrir un lieu d’asile aux esprits singuliers.

(...)

Moi, dans vingt ans, j’en aurai quarante. J’aime bien aller jusqu’au bout de ce que je pense. ça m’a amené à avoir des principes. Bien sûr, Dieu n’existe pas. Évidemment, rien n’a de raison d’être. Alors il faut bien que je prenne tout ça en main. Je choisis de vivre. Je m’appelle Jean-Jacques Pauvert. Je vais construire ma vie sur mes idées. Sur le goût de l’élégance, de la civilité, de l’art. Sur le respect de la parole donnée. Sur le mépris de choses trop nombreuses pour que je les dise. Et je fais imprimer ceci pour que, quand j’aurai quarante ans, si je n’ai pas tenu, il y ait autour de moi pour se marrer beaucoup de petits camarades qui ne me vaudront pas.

Achevé d’imprimer en février 1947 sur les presses de l’imprimerie Van Daele à Paris.

LIBERATION Maison d'édition
 
Jean-Jacques Pauvert, mort d'un franc tireur de l'édition
 
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
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Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
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Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur

Jean-Jacques Pauvert, qui fut le premier à oser publier intégralement Sade et Histoire d'O, est décédé à l'âge de 88 ans.

 

 

afp.com/Loic Venance

 

Il fut le premier à oser publier intégralement le marquis de Sade, fut l'éditeur d'Histoire d'O:

Jean-Jacques Pauvert est mort samedi, à 88 ans. 

Jean-Jacques Pauvert avait été victime d'un AVC, le troisième, en août dernier. 

Il s'est éteint dans un hôpital de Toulon. C'est Camille Deforges qui a annoncé la nouvelle. Sa mère, l'écrivaine et éditrice, elle aussi sulfureuse, Régine Deforges, est décédée en avril dernier

"Mon père était un très grand éditeur, un défenseur des libertés contre toute forme de censure. Comme ma mère, ils étaient des êtres libres", s'est-elle émue. 

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a elle aussi rendu hommage à un "audacieux défenseur de la liberté, se défiant de toute censure". 

A 21 ans, pour la première fois dans l'histoire de l'édition, Jean-Jacques Pauvert avait publié intégralement le marquis de Sade, mettant son nom et son adresse sur les couvertures des livres, ce qui l'entraînera dans un procès de sept ans. Le début d'une carrière tumultueuse. 

Il est également connu pour avoir édité en 1954 l'iconique Histoire d'O, de Pauline Réage, la mystérieuse. On sait aujourd'hui que ce roman est l'oeuvre de Dominique Aury, qui fut secrétaire générale de la Nouvelle Revue française (NRF). 

Jean-Jacques Pauvert avait raconté ses nombreux faits d'armes éditoriaux dans ses Mémoires, dont le premier tome La traversée du livre, fut publié il y a 10 ans. Le second tome, en projet, est encore inédit. 

Son histoire est d'abord celle d'une précocité. Né en 1926, ce cancre entre en 1942 chez Gallimard, comme apprenti-vendeur.  

Engagé dans la Résistance, il fait, à 16 ans, de la prison en Allemagne. A 19 ans, il édite son premier livre, un texte de Jean-Paul Sartre. "Je crois que j'ai été le plus jeune éditeur de France", se félicitera-t-il. Puis, c'est l'aventure de Sade, sur lequel il écrira, longtemps après, plusieurs ouvrages. 

A la fin des années 60, il est patron d'une importante maison, puis d'une deuxième, puis d'une librairie qui vend par correspondance dans le monde entier. 

Jean-Jacques Pauvert a accumulé les procès

"JJP", moustache et lunettes, a notamment relancé la carrière d'un auteur qu'on ne lisait guère, Boris Vian, a ressuscité Raymond Roussel, édité Malraux, Aymé, Gide, Queneau, puis André Hardellet ou Albertine Sarrazin. Il a été le dernier éditeur d'André Breton et a sorti Georges Bataille de la clandestinité. 

Parallèlement, il a lancé de surprenantes maquettes de livres et une nouvelle édition du Littré. 

Privé de ses droits civiques, il a accumulé les procès contre "les lois absurdes qui, depuis 1945, font l'armature de la censure française". Un tiers du chapitre consacré à la censure dans l'ouvrage de référence, L'édition française depuis 1945, se rapporte à Jean-Jacques Pauvert. 

"Moi quand j'avais un procès ça me rendait plutôt combatif", s'amusait-il. 

Il a raconté dans ses mémoires le "silence assourdissant" qui a accueilli à sa sortie Histoire d'O. La première année est, pour la carrière du livre, une "catastrophe". Seuls les juges s'y intéressent. Albert Camus lui répète que "jamais une femme ne pourrait imaginer des choses pareilles!".  

Il avait récupéré le manuscrit auprès d'un autre éditeur contre un chèque sans provisions de 100 000 francs. 

"Je crois avoir été un bon commerçant, oui. Quelques fois avec un peu d'avance évidemment", se jugeait-il. 

Avec

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/jean-jacques-pauvert-mort-d-un-editeur-sulfureux_1579887.html#xIvBi7WH0g7S8m6J.99

      "La Traversée du livre", de Jean-Jacques Pauvert

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PAUVERT (Jean-Jacques), La Traversée du livre, [s.l.], Viviane Hamy, 2004, 478 p. + XXXII p. de pl.

 

Où l’on poursuit les lectures « éditoriales », avec ce qui constituera sans doute ma dernière fiche de lecture, après La Sagesse de l’éditeur de Hubert Nyssen et Une histoire de la lecture d’Alberto Manguel (je vais être trop court pour le Gaston Gallimard. Un demi-siècle d’édition française de Pierre Assouline, ce qui ne m’empêchera pas d’en faire une lecture prioritaire). Cette fois, je m’attaque donc à La Traversée du livre de Jean-Jacques Pauvert, premier tome des mémoires de l’éditeur franc-tireur, couvrant une période allant en gros de son enfance à mai 68 (sa bibliographie en tête de volume indique bien un Mémoires II : 1968-2004, mais je n’en ai pas trouvé de trace ailleurs ; ou, plus exactement, d'après Wikipedouille, en juillet 2009, il était toujours en cours de rédaction, alors, bon…?).

 

Pourquoi Pauvert, me direz-vous ? Essentiellement parce que Sade. Voilà. Je ne connaissais l’éditeur que de réputation, mais je savais qu’il s’était fait un nom et une réputation en publiant l’impubliable, et notamment les œuvres complètes du Divin Marquis. Or le Donatien Alphonse François fait partie des écrivains qui ont compté pour moi, et la problématique de la censure, et plus largement des frictions entre la morale et le droit, m’a toujours très fortement intéressé. C’est très largement pour cette raison que je me suis intéressé à La Traversée du livre : je voulais en savoir plus sur le sulfureux éditeur, et sur ses autres sulfureuses éditions.

 

Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçu du voyage. Et que j’ai découvert dans ces passionnantes mémoires un portrait fascinant, souvent drôle, parfois attachant, parfois un brin agaçant aussi, assez souvent féroce également, d’un éditeur « malgré lui », mais d’un éditeur modèle. Du moins sur un versant utopique, dirons-nous ; puisqu’il s’agit clairement là d’un éditeur qui n’a jamais fait de concessions, et qui n’a publié que ce qu’il aimait, mais tout ce qu’il aimait, contre vents et marées.

 

« Ainsi, Monsieur, vous voulez donc travailler dans le livre… » Le Monsieur en question, c’est Jean-Jacques Pauvert, élève médiocre, à peine âgé de quinze ans. L’interlocuteur s’appelle Gaston Gallimard. Nous sommes en 1941, et le petit Jean-Jacques va trouver du travail à la librairie Gallimard. Premier contact avec le monde du livre, et bientôt avec les auteurs de la NRF. C’est l’Occupation. Le jeune homme, presque naïvement, fait de temps à autre le commis pour la Résistance. En essayant de passer en zone « libre », il est arrêté par les Allemands et fait un peu de prison. Il participe à peine à la Libération – à Toulouse, tiens.

 

Puis il reprend ses activités de libraire, mais plus ou moins à son compte. Il est assez connaisseur en matière de livres rares. Puis il est pris de l’envie de fonder une revue – Le Palimugre – et d’éditer quelques petits ouvrages, comme par exemple une Explication de L’Étranger de Camus par Sartre. Il édite aussi des lettres inédites de Flaubert… qui font jaser. C’est que le Gustave y parle crûment, pas comme dans la correspondance « amendée » (!) que l’on publiait jusqu’alors !

 

En attendant, Pauvert continue de se lier avec des auteurs – Jean Genet, notamment –, et germe en lui un projet ambitieux : éditer les œuvres complètes du marquis de Sade. Officiellement, et pas sous le manteau. Au début, on lui recommande d’y aller doucement : l’Idée sur les romans, préface aux Crimes de l’amour, par exemple, ça va, ça. Mais lui entend aller plus loin. Et c’est ce qu’il fait, en commençant par l’Histoire de Juliette. Ce qui ne tarde pas à lui valoir des ennuis avec la Mondaine, et une réputation de pornographe. Les livres se vendent mal, d’ailleurs, et à des clients pas toujours très au fait de ce que sont au juste les œuvres de Sade… Mais Pauvert persévère. Suivront La Nouvelle Justine, La Philosophie dans le boudoir et, bien sûr, Les 120 Journées de Sodome : bref, tous les écrits « ésotériques » de Sade, ses textes « pornographiques » à proprement parler. Ce qui débouchera sur « l’Affaire Sade », un procès retentissant, qui devient celui de la censure contre la liberté d’expression et d’impression, procès que perd Pauvert en première instance, mais qui devient une semi-victoire en appel (Pauvert bénéficiant du sursis, il poursuit l’impression… sans plus craindre ni amende ni destruction !).

 

Il faut dire que la réputation de Pauvert ne s’était pas arrangée, entre-temps, du fait d’une autre publication, contemporaine cette fois – et je passe outre certains textes de Bataille, de Genet ou d’Aragon assez salés… –, passée d’abord assez inaperçue, mais qui a fini par rencontrer un grand écho et par faire sacrément jaser, une fois de plus : Histoire d’O de Pauline Réage (de son vrai nom Dominique Aury, une amie de Pauvert) ; là aussi, on n’est pas passé loin du procès (la Commission du livre voulait poursuivre), même si on s’est finalement contenté des trois interdictions (vente aux mineurs, affichage, publicité). Un livre qui traîne depuis bien trop longtemps dans mon étagère de chevet, d’ailleurs ; je l’avance illico.

 

Mais Pauvert, ce n’est pas que « cette littérature-là », même si l’érotisme a toujours eu une certaine importance dans son catalogue. C’est aussi, par exemple, Le Voleur de Georges Darien, dont on m’a dit le plus grand bien (faudrait que j’arrive à mettre la main dessus…) ; la réédition du Littré ; les Œuvres poétiques complètes de Victor Hugo en un volume (!) ; de belles éditions des Liaisons dangereuses ou de L’Ève future, des manifestes surréalistes et dada, des romans de Boris Vian, d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, et de La Chasse au Snark du même, de Melmoth de Mathurin ; L’Histoire de l’art d’Élie Faure ; et aussi bien des traités d’alchimie que des pamphlets libéraux ou libertaires (sous des couvertures révolutionnaires), ou encore les dessins de Siné, de Wolinski, de Gébé, de Chaval, etc. (L’Enragé de mai 68 inclus).

 

Et Jean-Jacques Pauvert de raconter toute cette aventure éditoriale de sa plume incisive et mordante, avec un franc-parler qui n’épargne rien ni personne, pas même lui, d’ailleurs ; il ne gomme rien de son passé, quand bien même on peut sentir à l’occasion une certaine gêne, malgré tout (ainsi quand il évoque sa liaison, de toute façon connue, avec Régine Deforges).

 

Le résultat est un ouvrage passionnant de bout en bout, riche en passages savoureux et portraits croustillants, en anecdotes étonnantes et en réflexions pertinentes. On a pu dire de Jean-Jacques Pauvert qu’il avait « inventé les années 1960 ». C’est sans doute aller un peu loin… Mais on peut sans l’ombre d’un doute lui reconnaître un talent de visionnaire, un certain génie, même, qui en fait un des très grands éditeurs français du siècle. Certes, on est bien loin, avec lui, des tirages énormes des plus grandes maisons d’édition, ou des avalanches de prix littéraires des éditeurs les plus prestigieux ; mais rarement aura-t-on vu un éditeur aussi ancré dans son temps, et aussi lucide sur son époque et sur son milieu. D’où une infinité de polémiques, mais dont il est toujours sorti la tête haute…

 

 Aussi cet hypothétique deuxième tome de ses mémoires m’intrigue-t-il ; j’ai l’impression qu’il n’est toujours qu’à l’état de projet, et peut-être ne verra-t-il jamais le jour ; mais j’espère me tromper. Et, dans ce cas, j’ai hâte de le lire. Parce que je suis sûr d’une chose : c’est que cet homme-là a encore beaucoup de choses à dire.

Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
Jean-Jacques Pauvert, le franc-tireur
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commentaires

W
Merci Christian pour ce bel article, très documenté!
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