EPOISSES
Village de Côte d’Or, l’Art et le Plaisir de vivre en pays d’Auxois, Bourgogne.
Si le nom d’Époisses est associé à son château, il l’est aussi à son fromage fameux : deux éléments qui font la renommée de ce petit bourg de 803 habitants.
Époisses, Carrefour entre la Haute Bourgogne , le Morvan et le Tonnerrois, est un centre commercial et artisanal rayonnant sur les communes qui l’entourent et lieu de vacances pour les citadins en quête du calme de la vie rurale.
Le village d'Époisses est jumelé avec la ville de
Lörzweiler – Allemagne
.HISTORIQUE
Des rois mérovingiens au Moyen Age
La tradition fait remonter l’origine du château d’Epoisses au VIe siècle. A cette époque, le roi de Bourgogne, Thierry, étant encore un enfant, sa grand-mère, la reine Brunehaut, exerçait la régence. D’abord maison royale, Epoisses devint maison seigneuriale au XIIe siècle avec la famille de Montbard. Il appartint de 1237 à 1421 à la famille de Mello qui y reçut Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, en 1377.
Du Moyen Age aux Guerres de Religion
A la mort de Claude de Montagu, neveu des Mello, l’un de ses héritiers, le Maréchal de Hochberg le reçut en don du roi Louis XI. Il le laissa à sa fille unique Jeanne qui épousa Louis d’Orléans, duc de Longueville. Ils habitèrent souvent Epoisses et y firent beaucoup de travaux. Des Longueville, Epoisses passa à Jacques de Savoie, duc de Nemours. Brillant politique et habile capitaine, adulé à la cour d’Henri II, il fut pris par Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, pour héros de son roman «La Princesse de Clèves». Son goût du faste ayant amenuisé sa fortune, Jacques de Savoie vendit Epoisses au maréchal de Bourdillon en 1561.
Des Guerres de Religion à Louis XIV
Le Maréchal de Bourdillon fut de toutes les guerres de son temps. Il fut gouverneur du Piémont et Henri II le chargea de nombreuses missions militaires et diplomatiques. Bourdillon fit exécuter à Epoisses de très importants travaux dont le porche de la tour qui porte son nom. Le maréchal légua Epoisses à sa nièce Françoise, épouse de Louis d'Anssienville. De 1591 à 1595, les ligueurs s'emparèrent du château et le pillèrent. Ils édifièrent des fortifications que Louis d'Anssienville dut rembourser pour récupérer son château. La petite-fille de Louis d'Anssienville, Madeleine de la Grange d'Arquien épousa en 1661 Guillaume de Pechpeyrou Comminges de Guitaut. Elle lui légua le château par l'intermédiaire du Prince de Condé
Louis XIV à nos jours
Guillaume de Guitaut effectua à Epoisses d’importantes restaurations et y reçut de nombreux amis, notamment la Marquise de Sévigné, célèbre par ses lettres dont plusieurs sont adressées aux Guitaut. Lors de la Révolution, le comité de Salut Public décida que la moitié du château serait détruite. M. de Guitaut sacrifia la partie la plus curieuse pour garder celle qui était la plus habitable. Après la Révolution, les Guitaut entreprirent la restauration de leur demeure, faisant araser les ruines et construire une balustrade qui domine les fossés. Ces travaux d’entretien et d’embellissement ont été poursuivis à toutes les générations jusqu’à aujourd’hui.
Un livre pour en savoir plus :
"Epoisses, chroniques d'un château"
Marguerite de Guitaut
Edition de l'Armançon
Nous y sommes allés ce 24 mai 2014. Il n'y avait personne à part deux Labradors. C'est une endroit de rêve, à deux pas de Semur. Madame de Sévigné y a séjourné, tout comme au Château de Bussy-Rabutin, non loin d"Epoisses. Nous sommes aussi dans la région de Buffon (Montbard)
LE FROMAGE D'EPOISSES
L'Époisses est un fromage français de la région Bourgogne, bénéficiant d'une AOC depuis 1991 et d'une AOP depuis 1996. Son aire d'appellation couvre environ la moitié Nord-Ouest de la Côte-d'Or, deux cantons de la Haute-Marne et trois cantons de l'Yonne. Son nom est celui du village d'Époisses, situé à l'ouest de ce territoire.
C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte molle, à croûte lavée, son poids est généralement de 250 grammes mais on peut le trouver dans des formats plus grand. Ce fromage qui contient au moins 50 % de matière grasse, est affiné en étant frotté au Marc de Bourgogne. Sa couleur ivoire orangée à rouge brique est due aux bactéries de surface : l'utilisation de colorants est strictement interdite.
Bien qu'excellent de décembre à avril, sa période de dégustation optimale s'étale de mai à novembre (périodes de pâturage).
Production : 1094 tonnes en 2009 (361 tonnes en 1992), 11,3 % au lait cru, le reste au lait pasteurisé. Trois fabricants industriels et un agri-producteur fermier.
Le lait utilisé, la transformation fromagère et l'affinage des Époisses doit être effectué dans la zone définie par l'AOC. 53 agri-producteurs de lait qualifiés pour un volume de 16,3 millions de litres de lait se répartissent les volumes. Les races laitièresautorisées sont la Brune, la Montbéliarde et la Simmental française.
Historique
Ses origines remontent au xvie siècle, il aurait été créé par une communauté de moines cisterciens installés à Époisses. Le secret de fabrication est transmis ensuite aux fermières de la petite région, qui n'auront de cesse d'améliorer la qualité et la typicité de leurs fabrications. Consommé à la cour de Louis XIV, l'Époisses est un fromage réputé à la fin de l'Ancien Régime. Brillat-Savarin le consacre « roi des fromages » et dès 1820, il s'en fait un commerce considérable. Vers 1900, il existe une centaine de producteurs, si bien qu'après 1945, l'industrialisation comme la généralisation de la vache frisonne au détriment de la tachetée de l'est menacent l'Époisses traditionnel. En 1956, sous l'impulsion d'une famille bourguignonne et de quelques producteurs, l'Époisses traditionnel renaît et connaît depuis un succès croissant.







