2 février 1993
Un de mes ex-agents de la Banque, Monsieur Labbé de Paliseul est venu me rendre visite ce 2 février 1993. Voyant son air consterné, dès son entrée dans le hall, rempli de pierres et de totems et de plantes tropicales, je lui dis; ", c'est un peu fou, Hein?" " Oui " me dit-il, puis il sort, refusant d'entrer plus avant. Je ne l'ai jamais revu
Mort de François Reichenbach, à 71 ans à l'Hopital américain de Paris
3 février 1993
Il est question, suite à la visite d'Henri Lambert de Redu que je recoive une
bourse du Ministère
Je sais que j'ai raison dans ma lutte, plus que jamais raison, dans ma manière de vivre ! Comme me l'écrit Marie-Odile "Il est clair que tu tiens le bon bout"
J'apprends de ma tante Ginette, soeur de mon père décédé, qu'elle avait
déjà vu trois fois Pierre Servé, le compagnon de Céline. C'est tout de même étonnant d'aller dans ma famille pour présenter son nouveau fiancé. C'est un peu comme si j'allais présenter une de mes compagnes à la mère de Céline
Un nouveau groupe KATONOMA attire mon attention. Groupe alsacien de rock, proche de Lou Reed
Daniel Cordier le galeriste aurait été le secrétaire de Jean Moulin
Daniel Bouyjou-Cordier, né à Bordeaux le 10 août 1920, est un ancien Camelot du roi, engagé dans la France libre dès juin 1940. Il a été, après la guerre, marchand d'art, critique, collectionneur et organisateur d'expositions, avant de se consacrer à des travaux d'historien.
Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943, au contact de qui ses opinions ont évolué vers la gauche, il lui a consacré une biographie en plusieurs volumes de grande portée historique.
Biographie
Issu d'une famille de négociants bordelais, royalistes maurassiens, Daniel Cordier fait ses études dans différents collèges catholiques. Il milite à 17 ans à l'Action française et fonde à Bordeaux le Cercle Charles-Maurras. En effet, comme il le reconnaît dans Alias Caracalla, en tant qu'admirateur de Maurras, il est, au début de la guerre, fascisant, antisémite, antisocialiste, anticommuniste, antidémocrate et ultranationaliste, souhaitant même, après son ralliement à la France libre, que Léon Blum soit fusillé après un jugement sommaire à la fin de la guerre. Il écrira dans son autobiographie qu'il ne serait jamais entré dans la Résistance sans les articles du théoricien du « nationalisme intégral ». Mais, contrairement à son maître à penser, il refuse d'emblée l'armistice par patriotisme.
En juin 1940, il se trouve avec sa famille à Pau, attendant avec impatience son incorporation prévue le 10 juillet. Le 17 juin, il écoute à la radio le premier discours de chef du gouvernement du maréchal Pétain, s'attendant de la part du vainqueur de Verdun à une volonté de poursuivre la guerre ; il est donc totalement révolté par l'annonce de la demande d'armistice. Après avoir rassemblé seize volontaires et espérant que l'Empire français continuera la guerre, il embarque le 21 juin à Bayonne sur un navire belge, le cargo Léopold II, qui devait aller en Algérie1.
Le bateau fait finalement route vers Londres, pour suivre le gouvernement belge qui vient de s'exiler en Angleterre. À son bord se trouvent Camille Huysmans et d'autres membres de ce futur gouvernement belge. Daniel Cordier atteint Falmouth (Cornouailles) le 25 juin et s'engage avec ses camarades dans les premières Forces françaises libres de la « Légion de Gaulle » le 28 juin 1940. En transit pendant quelques jours à l'hôtel Olympia, il est affecté au bataillon de chasseurs alors en formation et arrive début juillet à Delville Camp, pour y suivre un entraînement jusqu'à la fin du mois de juillet. Le bataillon est ensuite installé à Camberley, puis au camp d'Old Dean, où Daniel Cordier complète sa formation militaire.
Entré au BCRA, il est parachuté près de Montluçon le 26 juillet 1942. Il gagne rapidement Lyon et entre au service de Jean Moulin, membre (nommé secrètement par de Gaulle) du Comité national français, officieusement seul représentant de ce comité en métropole. Il prend alors le surnom d'Alain en référence au philosophe. Il fonde et dirige le secrétariat de Jean Moulin et pendant onze mois, il est au quotidien l'un de ses plus proches collaborateurs. Il gère son courrier et ses liaisons radio avec Londres. Il l'aide à créer divers organes et services de la Résistance, et assiste aux patients efforts de celui-ci pour unifier la Résistance intérieure française et la placer sous l'égide de Londres.
À Lyon, Cordier recrute, chronologiquement, Laure Diebold (secrétariat), Hugues Limonti (courrier), Suzanne Olivier, Joseph Van Dievort, Georges Archimbaud, Laurent Girard, Louis Rapp et Hélène Vernay.
À Paris, Cordier emmène la majorité de son équipe, à laquelle se joignent Jean-Louis Théobald, Claire Chevrillon et Jacqueline Pery d'Alincourt.
À Lyon, Cordier est remplacé par Tony de Graaff, avec Hélène Vernay (secrétariat) et Laurent Girard (courrier)3.
Ce long travail aboutit à la fondation du Conseil national de la Résistance (). Il a fallu pour cela passer par bien des frictions et des divergences avec beaucoup de chefs de la Résistance, ainsi qu'avec Pierre Brossolette, autre envoyé de De Gaulle et concurrent de Jean Moulin. Brossolette réclamera, entre autres, le rappel de Cordier à Londres après l'arrestation et la mort de Jean Moulin.
Resté jusqu'au 21 mars 1944 au service du successeur de Moulin à la délégation générale, Claude Bouchinet-Serreules, Cordier passe les Pyrénées en mars 1944, est interné par Franco au camp de Miranda, puis rejoint la Grande-Bretagne. À l'occasion du procès de René Hardy en 1947, il dépose dans le sens de sa culpabilité dans l'affaire de Caluire. Il conclura à nouveau à cette culpabilité des décennies plus tard « en [son] âme et conscience », cette fois après de longues recherches historiques.
Après la guerre, Cordier choisit de tourner la page et d'oublier radicalement cette période de sa vie, il ne parle plus de la Résistance en public pendant plus de trente ans.
Il ne se consacre plus au militantisme politique et a renoncé à ses opinions d'extrême droite au contact du républicain Jean Moulin. Il adhère désormais à un socialisme humaniste et non marxiste, aidant discrètement à la fondation du Club Jean Moulin au début des années 1960.
« Jean Moulin fut mon initiateur à l'art moderne. Avant de le rencontrer, en 1942, j'étais ignorant de cet appendice vivant de l'histoire de l'art. Il m'en révéla la vitalité, l'originalité et le plaisir. Surtout il m'en communiqua le goût et la curiosité », écrit Daniel Cordier, en 1989, dans la préface du catalogue présentant sa donation au Centre Pompidou. Sitôt les hostilités finies, il commence une carrière de peintre, s'inscrit à l'académie de la Grande Chaumière en 1946, en même temps qu'il achète sa première œuvre, une toile de Jean Dewasne, au Salon des Réalités nouvelles.
Pendant dix ans, Cordier peint et collectionne : Braque, Soutine, Rouault, De Staël (« dont la rencontre d'une toile […] fut [sa] révélation de l'art moderne »), Hartung, Villon, Reichel, Réquichot, Dado. « Il ne cessera de compléter sa collection personnelle qui comprendra, outre les peintres de sa galerie, Arman, Tàpies, Mathieu, Hundertwasser, Kline, Tobey, Wols, César, Tinguely, Stankiewicz, Hantaï, Reutersward, Sonnenstern, Ossorio, Takis, Chaissac… »
C'est ainsi qu'en novembre 1956 Daniel Cordier, en ouvrant sa première galerie, se lance dans ce qui allait être une brillante carrière de marchand d'art. Après une première exposition consacrée à Claude Viseux, il expose, conjointement Dewasne, Dubuffet et Matta. Pendant huit ans, nombre d'artistes, pour beaucoup découverts, lancés et soutenus par Cordier, se succéderont dans la galerie, avant que celui-ci, pour des raisons économiques et financières, mais aussi du fait du manque d'intérêt qu'il ressent, en France, pour l'art contemporain, ne mette la clé sous la porte en juin 1964 pour se tourner vers l'organisation de grandes expositions.
- Artistes présentés lors de l'exposition « Daniel Cordier. Le regard d'un amateur » (1989)
À la fin des années 1970, choqué par les rumeurs et les calomnies qui mettent en cause Jean Moulin (en particulier les accusations d'Henri Frenay, qui en fait un agent crypto-communiste), Cordier entreprend des recherches historiques pour défendre la mémoire de son ancien patron.
En possession des archives de Jean Moulin, Daniel Cordier a pu livrer, après des années d'un travail acharné, une somme biographique monumentale qui a profondément renouvelé l'historiographie de la Résistance et fait définitivement litière des diverses légendes cherchant à salir la mémoire du premier président du CNR.
L'originalité de Daniel Cordier, en tant qu'historien-témoin, est de refuser radicalement le témoignage oral et de ne faire qu'un usage très restreint de ses propres souvenirs. Il insiste sur l'imprécision et les déformations de la mémoire humaine, qui rendent impossible l'établissement d'une chronologie précise, pourtant indispensable pour éviter les confusions et les anachronismes qui brouillent la reconstitution des processus de décision.
D'ailleurs, beaucoup de résistants ont rayé de leurs mémoires certains épisodes importants, fussent-ils parfois à leur honneur — ainsi Daniel Cordier, lors d'un colloque en 1983 sur le CNR, dut mettre sous les yeux incrédules de Christian Pineau le document écrit qui prouvait que ce dernier avait songé le premier (fin 1942) à un projet de Conseil de la Résistance ; Pineau, sans souvenir de l'épisode, refusa malgré tout de le croire.
Enfin, après la guerre, bien des chefs de la Résistance ont privilégié une vision unanimiste de l'épopée clandestine, et préféré taire les querelles, les rivalités, les divergences politiques et stratégiques qui les avaient opposés entre eux ou à Londres, et que pourtant révèlent des documents. Ou bien, inversement, ils ont projeté sur le passé leurs perceptions et leurs convictions acquises rétrospectivement.
Le travail de Daniel Cordier a été souvent boudé ou critiqué par ses anciens camarades, qui lui ont reproché d'avoir nui à l'unité des anciens résistants. D'autres encore pointèrent que, sous des dehors d'objectivité scientifique, il visait à défendre et justifier l'œuvre et les thèses de Jean Moulin, ainsi que la mise sous tutelle de fait de la Résistance intérieure française par la France libre à l'occasion de l'unification, tout cela aux dépens de ceux qui avaient pu entrer en désaccord avec Moulin, et soutenaient des projets concurrents.
Quoi qu'il en soit, l'œuvre de Cordier est très largement saluée par les historiens, pour ses informations, son perfectionnisme et ses qualités d'écriture et d'analyse10,11. Au-delà de la défense d'une figure héroïque et emblématique de la Résistance et de l'histoire de France, elle est un jalon incontournable pour l'historicisation du combat de l'« armée des ombres ».
Daniel Cordier est le tuteur légal d'Hervé Vilard.
Il a révélé son homosexualité en 2009 et a annoncé que ce serait un thème du tome II de ses mémoires
Un reportage sur Luis BUNUEL à la télévision.
BUNUEL né à Cavada (Espagne du Sud). Aîné de 7 enfants. Gosse il disait la messe devant ses soeurs. A 8 ans entre chez les Jésuites d'El Salvador. Chasteté, chasteté. Il y reste pendant 7 ans. Ensuite Université dee Madrid avec Lorca et Dali
Fasciné par les insectes
Arrive à Paris dans les années vingt
C'est Man Ray, à La Coupole qui venait d'ouvrir ses portes, qui l'a présenté à Aragon et aux surréalistes
Scandale provoqué par "L'âge d'Or". Des membres de l'Extrême Droite ont envahi la salle et lacéré les peintures surréalistes exposées dans le hall
Arrive au Mexique après la guerre, réalise "Los Olvidfados"...et y meurt après en avoir pris la nationalité
Adorait Wagner
N'aimait ni les aveugles, ni les araignées
Reviendra en Espagne en 1969 pour y tourner Viridiana
Le 4 février, lettre de Pascale R.
Et le soir je visionne "La Rose pourpre du Caire" un chef d'oeuvre de Woody ALLEN
Un certain Dacremont de Bastogne, dont la femme est peintre (Annick Hoste) vient me placer mon magnétophone. Etonné par mon territoire. On sympathise
Vendredi 5 février
Je pars pour Boignée chez Nicole L..122 Kms et 1h30 de trajet
Samedi 6 février
Je rentre chez moi à 13h15
MANKIEWICZ est mort. A décroché deux Oscars en 1950
Fiasco financier avec Cléopâtre
Son dernier film "Le Limier" avec Laurence Olivier et Michel Caine
A 21h00 LA BELGIQUE DEVIENT FEDERALE !!!(Vôte à la Chambre, à deux iers +2 voies )
Lundi 8 février
Danielle me raconte son rêve de samedi dernier au téléphone;
"Elle est à la Clinique sur une civière et une voix lui dit qu'elle va entrer dans le "Royaume de l'Ombre". C'est alors que je surgis et que je l'emmène à Awenne. Survient son mari à qui R (l'Oncle de Danielle)vient d'offrir un couteau effilé comme une lame de rasoir (ceci est réel, un cadeau de l'Oncle au mari, pour ses 50 ans ) et Serge me poignarde. Je meurs. Danielle se retrouve ici dans ma maison après ma mort. On est en train de recouvrir tout mon territoire on bétonne même les étangs. Danielle veut mettre des choses à l'abri (lettres, photos...).Mais mon épouse C.s'en est déja ocupé et dit à Danielle "Vous l'aimiez n'est-ce pas ?". Danielle répond "Oui et vous aussi" et Céline répond "Oui"
Aussi les 8es Victoires de la musique avec un hommage spécial à Yehudi Menuhin
Alain Bashung meilleur interprète masculin de l'année
Mardi 9 février
Je vais à Rossignol l'après-midi et rencontre mes élèves
Voici la lettre qui sera envoyée aux parents
Jeudi 11 février
On appelle faussement "Indiens", les Peaux-rouges découverts par Christophe Colomb alors qu'il croyait débarquer aux Indes
Je continue de travailler mes lièges, j'en suis au 115e
Grande émission sur la Danse contemporaine à la Télé. Cela me passionne. Pina Bausch, Theresa de Keersmaeker, la belge, Roland Petit, Daniel Lavieux, Marc Tompkins etc...
Visite de Jean-Pierre Ransonnet à Moircy. Pour Jean-Pierre, j'ai toujours été plus solitaire que lui, plus refermé sur moi-même. Il se sent en manque, voudrait faire quelque chose pour ce monde pourri, quelque chose pour les peintres aussi
A nouveau lettre délirante de ma mère...
Samedi 13 février
Marianne Poncelet au téléphone. Voudrait m'amener la responsable Louise Slotte, d'une expo qui sera inaugurée le 3 août, dans les parcs d'un château à étangs, situé à Aertrijcke entre Bruges et Knokke, château appartenant à la famille de Maere d'Aertrijcke
L"ami de Louise Slotte s'appelle Claude Dubois et est peintre sous le nom de Juan Kitti. Une exposition et un concert seront organisés au profit de la Fondation Menuhin et de Médecins sans frontières
Marianne me parle aussi de Völker Biesenbender le violoniste et de son trio AVODA
Marianne part à 16h00 pour Zürich, retrouver Menuhin
Minique à la Seyne n'a pas demandé à Jean Blanc ce que devenait le projet de l'exposition de Jean-Pierre Ransonnet. Je ne suis pas content. L'impression que ni elle, ni Jean Blanc n'ont rien compris à la peinture
Interrogé par Minique qui me demande comment je fais pour me passer de l'amour physique alors qu"elle" est en manque, j'ai dû lui laisser entendre que je ne m'en passais pas...
Je termine le Journal de Green 1966-1972
J'ai une trentaine de cannisses à peindre . Cinq cannisses sont déjà en chantier. Me voici en pleine action dans mon atelier
Mardi 16 février
A 11 heures, je suis à Rossignol. Jacqueline nous prépare des tomates farcies. On me présente Sandra la stagiaire. Alain Schmitz vient déjeûner avec nous et apporte sa camera video Hitachi. C'est Jacqueline qui va filmer le stage
A 13 heures, les enfants sont là.Promenade dans le parc. On ramasse des bois et on va les laver à l'abreuvoir du village. Les enfants ont découvert quelques pièces de bois superbes qui sont en fait des déchets de bois coupés à la tronçonneuse et légèrement brûlés et provenant de la sculpture-arbre, réalisée l'année précédente par l'artiste Gérald Dederen
Le totem scout de Jacqueline D est Marmotte rêveuse. Un comble pour une animatrice !!!
Mercredi 17 février
Je pense à tous ces gens qui m'entourent et ne lèvent pas le petit doigt pour moi. Ma mère, mon ex-femme, ma fille. Pas un instant ne les effleure l'idée qu'ils pourraient me donner un petit coup de pouce en m'achetant une oeuvre. Tout ce monde bourgeois et matérialiste, bourré de fric, et qui me nie en tant qu'artiste. Ma tante Ginette à qui j'ai dit que ma seule ressource était de vendre, ne bronche pas. Sa fille, Régine, a, il y a peu refusé une peinture que ses parents voulaient m'acheter pour la lui offrir. Tous ces gens me nient en tant que peintre. J'ai proposé à ma fille et à son mari de m'acheter un totem pout leur jardin car je suis complètement fauché. Bernique
Toujours pas les conclusions de mon avocat, promises il y a 5 semaines. Il connait bien ma situation critique
Je continue mes Cannisses
J'ai ramené les beaux déchets de bois à la maison et je commence à les travailler. On dirait des toasters, à cause des fentes de la tronçonneuse. Cette série sera présentée en été sous le nom de "Mémoires braisées"
La vie est apparue sur terre, il y a près de 4 milliards d'années sous forme de bactéries et de micro-algues
Vendredi 19 février
Je continue de travailler 3 séries en même temps. Les Cannises, les plaques de Liège et les déchets du hêtre de Rossignol
Nicole L. me téléphone de Namur vers 21h40. Elle sort du vernissage d'Eugène Leroi à la Maison de la Culture et prend un verre. Elle veut venir après à Moircy. Je lui dis qu si elle tarde je seraispeut-être couché et l'invite à dormir dans la chambre d'amis pour ne pas me réveiller et se sentir libre de venir quand elle veut. Je me relève à 3h30, Les bottes de Nicole sont dans le hall. Elle est donc venue...Il commence à neiger
Ce sont les vacances de carnaval (Nicole est professeur de dessin )
Dimanche 21 février et jours suivants(jusqu'au mardi gras 23 février).
Il fait tout blanc de neige. Grande promenade dans le jardin et sur le plateau des Champs d'en Haut qui se situe à 550 mètres d'altitude. Voici le jardin sous la neige et les première photos de Nicole L.
Coup de fil de Danielle. Catastrophe. Quatre semaines et demi de radiothérapie et 6 mois de chimio, à nouveau, alors que toute trace de cancer était soi-disant éliminée..
Mardi 23 février
Fin du séjour de Nicole qui s'en va vers 16h00. Nous avons passé 4 jours dans la neige. Nous nous connaissons depuis 4 mois
Mercredi 24 février
Danielle doit être en clinique à Bruxelles, pour ses traitements de rayons et de chimio qu'elle va suivre en parallèle
Rossignol, troisième séance de 10 à 19h00. Choix du lieu d'implantation des totems avec Jacqueline
Passage de Ninette Offergeld
Avec Jacqueline, je vais choisir des poutres en chêne à Breuvanne, petit village voisin
Jeudi 25 février
Danielle me téléphone. Elle loge chez sa tante Simone (qui fouille dans ses affaires). Elle lit un livre sur la Théosophie "Méditation" que lui a prêté son amie Diana, l'anglaise de Mirwart. Elle me dit qu'elle m'aime toujours et que ce sera ainsi jusqu'au bout
José Strée au téléphone pour m'inviter demain à Düsseldorf avec ses élèves. Trop tard !
Eddie Constantine, 75 ans, meurt à Wiesbaden
Vendredi 26 février
Il a reneigé cette nuit
Rossignol. Le Parc appartient à la Communauté française. On commande le Chêne (les poutres). Je serai payé en défraiements à savoir au Km de trajet. Rossignol est à 35 Kms de chez moi, plus ou moins. Je laisse clairement entendre qu'il m'appartiendra de fignoler les totems, seul
En voyant les rushes du film que l'on tourne sur le stage, je réalise que Jacqueline m'a beaucoup filmé. Avec cette lumière blafarde, j'ai une tête de cadavre
Nicole qui loge chez son amie à Bertrix, passera me voir le soir et restera jusqu'au lendemain
Dimanche 28 février
Une émission sur Michel Tournier qui a remporté le Goncourt avec "Le Roi des Aulnes". Un prix Goncourt, tiré à 300;000 exemplaires peut rapporter 600.000 euros de droits d'auteur (2 euros par livre)
Voici mon début de travail sur les déchets de hêtre tronçonnés ainsi que mon travail sur les plaques de liège qui commence à prendre de l'ampleur (travaillées au Brou de noix)
Lundi 1er mars 1993
Je lis Tournier
Hergé est mort il a 10 ans. Son dernier album Alphart ne s'est vendu qu'à 125.000 exemplaires
Mardi 2 mars
lettre de Marie-Odile en partance pour la Corse
J'écris ma lettre de rupture à Minique. L'amant se retire. C'est ma décision, je l'assume; Je ne puis plus rester entre deux
Coup de fil de Jacqueline qui m'invite à déjeûner. C'est gentil mais je n'irai pas. Les totems sont arrivés à Rossignol et je vais m'y rendre. On termine les maquettes avec les enfants
Jacqueline me prête un llivre sur Félix Fénéon le critique post-impressionniste (1861-1944), découvreur de Seurat, Signac et Pissarro. Le livre s'intitule "Art et Anarchie dans le Paris fin de siècle" par John Halperin
Félix Fénéon est un critique d'art, journaliste et directeur de revues français, né à Turin (Italie) le et mort à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) le . Anarchiste, il est inculpé, en 1894, lors du Procès des Trente
Jean Paulhan a écrit un essai intitulé Félix Fénéon ou le critique : Félix Fénéon incarne en effet avant tout le critique au goût très sûr, qui savait que Rimbaud, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Paul Valéry et Apollinaire seraient les grands écrivains de son temps et non Sully Prudhomme ou François Coppée, et qui rendait justice aux impressionnistes puis post-impressionnistes quand ses confrères encensaient les Pompiers.
Le Prix Fénéon, littéraire et artistique, est créé en 1949 à l'initiative de la veuve de Félix Fénéon, Fanny Goubaux.
Biographie
De 1881 à 1894, Félix Fénéon fut employé au ministère de la guerre. « Personne ne savait comme lui rédiger un rapport sur n'importe quoi, affirme un de ses collègues cité par Octave Mirbeau, et il se faisait une joie de rédiger les rapports des autres, pour qui ce travail intellectuel était une angoisse, une torture, et souvent une insurmontable difficulté. Les rapports de Fénéon étaient, paraît-il, des façons de chefs-d'œuvre, nets, précis, d'une langue administrative parfaite. Ce subtil et délicieux artiste, qui se plaisait parfois aux curieux déhanchements de la phrase, aux concordances de rythmes bizarres, avait la faculté d'écrire comme un rédacteur de codes. Il aimait à plaisanter ce talent particulier, mais qui prouve, contrairement aux récits de quelques nouvellistes, lesquels me paraissent ne guère connaître celui qu'ils biographient et jugent avec tant d'assurance, combien son esprit était clair2. »
par Félix Valloton
paru dans Le Livre des masques
de Remy de Gourmont (vol. II, 1898).
Il s'engage dans le mouvement anarchiste dès 1886 et collabore à de nombreux journaux ou revues libertaires comme L'Endehors (dont il assumera la direction pendant l'exil de Zo d'Axa) à Londres, La Renaissance, La Revue Anarchiste, etc. On l'accuse d'avoir été l'auteur de l'attentat contre le restaurant Foyot, le 4 avril 1894 (attentat qui coûta un œil à Laurent Tailhade, ami personnel de Fénéon3.) Une perquisition à son domicile, et à son bureau au Ministère de la Guerre, laisse découvrir du matériel, mercure, qui, selon l'accusation, aurait pu permettre de fabriquer une bombe. Il fait partie des accusés lors du « procès des Trente » en août 1894. De nombreux artistes et écrivains, notamment Stéphane Mallarmé et Octave Mirbeau, prennent sa défense. Mallarmé et Charles Henry viendront témoigner en sa faveur, tandis que Fénéon se paie le luxe de ridiculiser les magistrats par ses reparties piquantes et spirituelles ("Je ne lance de bombes, que littéraires...")4,5. En particulier, il explique que le mercure pouvait servir à confectionner des baromètres.
Très persuasif, il est finalement acquitté. Embauché par les frères Natanson, directeurs de la Revue blanche, il en devient secrétaire de la rédaction6 puis le rédacteur en chef. Il est partie prenante dans le soutien apporté à Alfred Dreyfus par les intellectuels regroupés autour de la Revue blanche et d'Émile Zola. Il est un des signataires du Manifeste des intellectuels publié par L'Aurore le 14 janvier 1898. Il continue sa carrière journalistique au Figaro puis au Matin, où il rédige ses célèbres Nouvelles en trois lignes.Il abandonne le journalisme à la fin de 1906 et devient employé puis directeur artistique de la galerie Bernheim-jeune, rue Richepanse et, dans le même temps un des directeurs littéraire aux Éditions de la Sirène. Après la Première Guerre mondiale, et devant la révolution russe de 1917, il s'éloigne de l'anarchisme pour se rapprocher, dans l'amitié de Paul Signac, d'une sensibilité communiste. Félix Fénéon est de son vivant surtout connu comme critique d'art et découvreur de talents. On lui doit un texte de première importance, le manifeste du néo-impressionnisme : Les Impressionnistes en 1886. Cette mince plaquette éditée à 227 exemplaires est la seule de ses œuvres, si l'on excepte ses contributions aux volumes, Petit Bottin des arts et des lettres, Portraits du prochain siècle et Rassemblements ou Badauderies parisiennes, qui fut publiée du vivant de son auteur7. Il fut cofondateur de La Libre Revue et de La Revue indépendante (1884), fut l'un des principaux rédacteurs de la revue La Vogue, puis il fut rédacteur, traducteur puis secrétaire de rédaction de la Revue Blanche (-1903), et collabora également à La Revue moderniste, au Symboliste, à La Cravache, à La Plume, au Chat noir, aux Entretiens politiques et littéraires de Francis Vielé-Griffin, au Père peinard. Il fit découvrir et, ou, publier, des auteurs tels que Jules Laforgue, Jarry, Mallarmé, Apollinaire, Rimbaud, etc. En peinture, il contribua à faire connaître, tout d'abord, Seurat, puis Camille Pissarro déjà bien installé, Pierre Bonnard, Paul Signac, Kees van Dongen, Henri Matisse, Maurice Denis, Émile Compard etc.
« Malgré son aspect volontairement froid, sa politique un peu roide, le dandysme spécial de ses manières, réservées et hautaines, écrit Octave Mirbeau, il a un cœur chaud et fidèle. Mais il ne le donne pas à tout le monde, car personne n'est moins banal que lui. Sa confiance une fois gagnée, on peut se reposer en lui comme sous un toit hospitalier. On sait qu'on y sera choyé et défendu, au besoin. » « Tout était étrange en lui, note Jean Ajalbert, de sa longue tête anguleuse, de sa face à barbiche, de yankee de café-concert, – à son flegme jamais démonté. À travers les conversations échauffées, il n'intervenait que par apophtegmes doux, d'une voix caressante, imprévue de ce grand corps comme en bois, sous le mac-farlane rigide, le crâne surmonté du haut de forme à bords plats.»
Fénéon, selon la formule d'Apollinaire, « n'a jamais été très prodigue de sa prose ». Si ses articles sont innombrables, ils tiennent parfois en une demie-ligne, comme cette critique d'un roman : « Dédié à Madame Edmond Adam et certainement approuvé d'elle », ou ce commentaire dédaigneux d'un pastel médiocre : « G. Dubufe. – De M. Guillaume Dubufe. »
Il n'est pourtant pas avare d'ironie lorsqu'il s'agit de critique théâtrale. Lorsqu'Adolphe Tabarant adapte en 5 actes le roman Le Père Goriot, représenté plusieurs fois au Théâtre-Libre, il l'attaque dans Le Chat noir (revue) du .
« Au mépris des droits de la tombe, contraindre Balzac à une collaboration, comme fait M. Adolphe Tabarant, c’est peu révérencieux. Mais, du moins, pouvait-on penser qu’un tel escaladeur de cimetières littéraires garderait cette belle hardiesse et ne voudrait voir, dans l’épisode de roman dont il s’emparait, que matière première à repétrir à sa guise en vue d’une œuvre dramatique ayant sa beauté propre et donnât, par d’autres artifices, l’équivalent de l’original. Point. »
Dans les années 1920, Félix Fénéon est le directeur littéraire des Éditions de La Sirène.Il publie là James Joyce, Jules Laforgue, Jérome K. Jérome … Trois ans après sa mort, sa collection de peintures, très riche, est mise en vente. L'État s'y porte notamment acquéreur de trois études des Poseuses de Seurat, conservées aujourd'hui au musée d'Orsay.
Il s'est beaucoup engagé dans la promotion de l'oeuvre de Seurat. Exécuteur testamentaire du peintre, aux côtés de Maximilien Luce et Paul Signac, il a acquis des oeuvres importantes de l'artiste qui ont ensuite été vendues et sont aujourd'hui exposées dans les musées. À partir des années 1930, il a entrepris le catalogue de l'oeuvre du peintre, achevé par César M. de Hauke (Seurat et son oeuvres, Paris : Arts et Métiers graphiques/Gründ, 1961), auquel Fénéon avait donné sa documentation et les autographes qu'il possédait de Seurat8.
Mercredi 3 mars
Rimbaud allait régulirement à l'Auberge verte à Charleroi
Il existe un saint-Emilion "Château Rimbaud"
7155 séro-positifs en Belgique (1000 de plus que l'an dernier). 85% sont des hommes.Source principale = Homosexualité
Vendredi 5 mars
J'achète un lot de chevrons de 4 mètres de long à mon voisin Jean Clarenne et je commence à en peindre un. Je vais les placer dans le jardin
Cyrill Collard (Les Nuits Fauves) vient de mourir du Sida. Il est nominé 7 fois aux Césars
Minique réagit très mal à ma lettre
Samedi 6 mars
Il ya de la neige depuis 2 semaines
Je pars à Boignée chez N. et y resterai jusqu'au dimanche à 15h00. Je découvre son territoire. Le voici
C'est la première fois que je vais à Boignée. Je ne m'y sens pas très bien et puis i y a les 3 grands enfants rebelles. Je m'accroche avec Nicole sur l'Académie d'Eté à Libramont. Ayant beaucoup d'estime pour sa peingture, je lui dis qu'elle devrait cesser d'aller à l'école et se prendre en mains toute seule. Elle le prend mal
Lundi 8 mars
Coup de fil amer de Nicole. Tout serait négatif dans ce WE !!! Elle remonte même à son WE à Moircy. En allant me coucher, j'aurais voulu comme son mari Alain, la culpabiliser lorsqu'elle rentrait de ses vernissages au-délà de 21h30. Bon ça commence bien; Elle aurait pu se culpabilier de faire attendre un hôte une partie de la nuit sans lui préciser d'heure. C'est un manque total de respect
J'achète "Le Magazine Littéraire" sur RILKE
"O ma sainte solitude
Tu es riche, vaste et pure
Comme un jardin qui s'éveille
O ma sainte solitude
Tiens fermées les portes d'or
Devant quoi les désirs s'éveillent
Albert Crommelynck est mort à Bruxelles à 90 ans
N. retéléphone. C'est du délire paranoïaque. Il paraît que je ne veux plus qu'elle aille à des vernissages, ni qu'elle aille à Prague. Mensonges. Elle est grave. Sans arrêt elle m'a répété "eh bien puisque c'est comme ça, on arrête"et j'ai dit OK !!!
Mardi 9 mars
Je pars pour Rossignol. Nous allons faire une préfiguration de futurs totems en chêne sur des maquettes encarton mais grandeur nature, afin de pouvoir les mettre à l'échelle dans le parc
On m'appelle au téléphone ....C'est N. Comment a-t-elle eu mon numéro à Rossignol ??? Je lui dis que je ne suis pas seul et ne puis lui parler. Elle me dit qu'elle m'aime??????
Mercredi 10 mars
Nicole me téléphone encore deux fois. En fait elle est culpabilisée par sa propre agressivité
Je commence mon troisième chevron. Pour chaque chevron, 4 faces à peindre
Les grenouilles sont arrivées pour pondre dans mes étangs
Vendredi 12 mars
Je commence à rédiger une lettre de rupture adressée à N.. Je lui rappelle son invraisemblable attitude en novembre dernier. A la question de la séro-positivité, elle me répond "je n'ai plus eu de relations depuis 6 ans" Comme elle a quitté son mari, il y a 3 ans, c'est plausible et je lui fais confiance. En ce qui me concerne, j'ai fait tous les tests nécessaires après Danielle et Dominique et en ai copie écrite. 5 semaines plus tard, je repose la question???C'est la cata "Elle n'a eu qu'un seul amant dans les 6 dernières années. Je pousse un peu. Il était marié et avait des maîtresses. Aucune précaution prise. Jamais fait de test. Elle se bloque, monte se coucher et me dit que je la traîte comme une pute. Le lendemain, j'exige qu'elle aille faire le test illico. Elle ira le mardi et nous devrons attendre jusqu'au jeudi 18 décembre 1992, dans un stress inouï
A Rossignol, Jacqueline me reparle de la Galerie La Papeterie à Bruxelles et de son animateur Alain De Wasseige
Samedi 13 et dimanche 14 mars
N. arrivée ici hier soir contre toute attente. WE superbe, au soleil, tout le temps. Chez Valérie et Stephane le dimanche après-midi
Lundi 15 mars
Mon travail sur les rhizomes et les cannisses, lui aussi s'amplifie et commence à s'étaler dans le hall d'entrée
Mardi 16 mars
J'annonce à Dominique que je ne descendrai pas aux vacances de Pâques, en Méditerranée et elle le prend assez mal. Désolé mais je suis au boulot
Mercredi17 mars
Un article sur mon ami Jacques Poncelet, ingénieur forestier et papa de mon amie Marianne
Jeudi 18 mars
François Fabian a été pendant 4 ans la femme de Jacques Becker avant de devenir la compagne de Marcel Bozzuffi
Troisième piqure anti-tétanique. Mes travaux dans le ruisseau et les étangs m'y obligent
Je pense énormément à Danielle
Vendredi 19 mars
N.me téléphone et veut que je vienne chez elle à Boignée. Je lui réponds que je n'ai pas le temps, qu'il fait beau, que je vais en profiter pour nettoyer mes étangs et que je ne serais pas à l'aise chez elle, après ce qu'il s'est passé il y 2 semaines. Elle ne m'a donné aucune explication sur ses accusations de l'époque où elle m'a traîté de séquestrateur, ce je n'admets pas. On dirait que pour elle, tout est arrangé alors qu'on avait dit qu'il fallait éclaircir certains points et même parlé d'une visite chez sa psychothérapeute pour essayer d'éclaircir tout cela. En plus elle parle de venir pendant 5 jours durant les vacances de Pâques, sans me préciser lesquels bien entendu. Je lui ai rappelé que je travaillais à Rossignol et que j'avais tous les travaux du jardin mais que si elle voulait venir m'aider dans les étangs...???Idée qui ne semble pas l'emballer
Je pars pour Rossignol et croise l'Instititeur qui me ramène chez lui, prendre une tasse de café. Sa fille fait ses études d'infirmière à Liège. Ils vont souvent dans la région de Toulon au mois de juillet. Sa femme a des hernies discales
Mort du fils Marquet, de Lahage,ex-agent de la Banque Ippa, beau-frère de Benoît Piedboeuf
Encore une relance de Minique, le soir au téléphone
Samedi 20 mars
J'étends des filets sur les oeufs de grenouilles pourqu'ils ne soient pas mangés par les Hérons ni par les Colverts
A nouveau des tas de messages téléphoniques de Minique
Le vrai problème c'est que je tire allègrement 24 heures sur 24, ici, sur mon territoire, sans avoir jamais le temps de faire tout ce que je voudrais faire; Je suis très bien ici et n'ai pas le temps de m'ennuyer, contrairement à ceux qui m'entourent.(Je puis dire qu'il en est toujours de même, 23 ans plus tard, en 2016)
En outre j'ai appris à vivre seul donc aussi à nettoyer, lessiver, cuisiner, repasser et mon jardin et mes travaux artistiques me prennent tout mon temps
Sans oublier, la lecture, la photo et la musique
Et mes prestations en France et en Belgique pour pouvoir survivre. Cela fait 3 ans et demi que j'ai été licencié
Danielle, une femme que je revois sans cesse ici à Moircy, des images, des souvenirs. Et dire qu'elle est rentrée de clinique hier soir, elle est chez elle à 20 minutes de chez moi
Il fait comme en été, je nettoie les étangs Beaucoup d'algues vertes
Dimanche 21 mars
Elections parlementaires en France.
Nouvel assaut de Minique. Elle a terminé le pull qu'elle avait commencé à me faire en septembre.En fait c'est la mère de Thierry Dion qui l'a terminé et elle est allée le chercher chez elle en pleurant. Paraît que je ne le mérite pas, c'est ce que "tout le monde" dit à La Seyne. Je lui demande qui est tout ce monde au courant de notre rupture alors que jamais je ne me suis engagé le moins du monde à son égard. Ca devient grotesque. Je raccroche le combiné et coupe le téléphone Ah oui elle a montré ma lettre de rupture à son psy.Je puis donc dire que j'ai été lu par Boris Cyrulnik
En France la droite prend le pouvoir. Gros échec des socialistes et des écolos
Mardi 23 mars
Très mauvaise nuit.Coliques mais je suis à Rossignol à 12h30. Les enfants peignent les totems, du moins les maquettes grandeur nature. Ils vont trop vite. Je les mène devant les corrections que j'ai effectuées vendredi dernier et leur explique. Ils sont en train de terminer les deuxième faces
A mon retour je suis arrêté par des voleurs de vestes Valentino qui essaient de m'en refiler. Manifestement des voleurs car ils ont l'air très pressé et inquiets. Je leur dis que je n'ai pas d'argent
Le soir long coup de fil de Ransonnet. ll souffre de la cornée. Une branche dans l'oeil, comme moi jadis. Vient donner des cours à l'Académie d'Eté la deuxième quinzaine de juillet à Libramont. Compte aller à Paris voir l'Expo sur Matisse
Après les chevrons, ce sont des poutrelles que je vais chercher chez mon voisin Clarenne. Il y en a 8 de 4 mètres de long. C'est pour les peindre et les placer à l'extérieur
J'ai perdu 3 Kgs en 2 jours. J'en pèse 70
Mercredi 24 mars
José Bedeur téléphone; Il a rencontré Michel Bernard et Sylvie de Braeckeleer qui viennent de donner un spectacle sur Malcolm Lowry, à New-York.Je les ai connus à La Seyne en 1991.Ils sont venus chez José, ont vu mon affiche sur mon expo de Ferrières chez José Strée. Michel a flashé directement et a dit à Bedeur "Ah tu connais Vancau, ???"
José a créé un goupe de Jazz qui s'appelle "Métarythmes". Il voudrait venir à Rossignol cet été pour le festival. J'interviens auprès de Benoit Piedboeuf qui est échevin à la culture mais le programme est déjà clôturé
Des milliers d'oeufs de grenouilles dans les étangs
Jeudi 25 mars
Danielle va t'elle me téléphoner? Ca doit être son dernier jour de radiothérapie aujourd'hui
Je lis René Char "La parole en Archipel"
"Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer à la surface d'un étang où nulle barque ne s'aventurerait. Ensuite ressusciter dans le courant d'un vrai torrent où tes couleurs bouillonneraient "
Voici le début de mon travail sur "Les Mémoires braisées" de Rossignol
Où l'on parle beauoup de la méthode Montignac. Amaigrissement. Toujours manger les fruits à jeûn, jamais après le repas car les vitamines C sont absorbées par la digestion. Un fruit en se levant ou une heure ou deux avant un repas
Vendredi 26 mars
Il neige
J'apprends qu'Henri Pousseur serait revenu habiter à Liège, alors que je le croyais toujours à Paris
Un Bouillon de culture avec Patrick Modiano, Eric Neuhoff, Jacques Doillon et surtout Louis Malle. Modiano nous apprend que Pierre Blaise, l'auteur de Lucien Lacombe est mort 2 ans après le tournage du film, dans un accident de voiture
Malle nous dit que "Ascenseur pour l'échafaud" a été scénarisé par Roger Nimier. Malle était avec Antoine Blondin le jour où Nimier s'est tué en voiture
C'est Bernard Noël qui joue le rôle de l'ami marié de Maurice Ronet dans Feu Follet
Lire "Le Malin Plaisir" de Blondin à "La table ronde"
WE 27-28 mars
N. ici . Elle me trouve amaigri. M'apporte Lou Andreas Salomé
2e tour des législatives en France
Baladur sera Premier Ministre
J'envoie un dossier à Henri Pousseur
Lundi 29 mars
Minique m'envoie le fameux pull en lin. La cata. Beaucoup trop large et manches trop longues
Mardi 30 mars
Rossignol, 11e séance
Jacqueline me dit que je lui ai proposé d'aller avec elle à Redu. J'avais complètement oublié
Mercredi 31 mars
Je lis une lettre de Lou Andreas Salomé adressée à Rilke




























